L’attaquant international algérien Youssef Belaïli traverse une nouvelle zone de turbulences avec l’Espérance Sportive de Tunis. Âgé de 33 ans, il se retrouve au centre d’un différend interne qui dépasse le cadre sportif et qui pourrait remettre en cause sa présence au club dans les prochaines semaines. En arrière-plan, une sanction financière est à l’origine d’un bras de fer avec la direction.
La tension s’est installée après l’absence de Belaïli à l’entraînement de la veille du match d’ouverture du championnat face à l’Avenir Sportif de Gabès (0-0). Officiellement, la direction a évoqué des douleurs musculaires justifiant un repos préventif. Mais le communiqué mentionnait également l’application de sanctions financières à l’encontre de joueurs en retard de préparation, dont Belaïli, ce qui a immédiatement alimenté les rumeurs d’un conflit en coulisses.
Nouvelle sanction pour Belaili
L’origine de l’affaire remonte au stage de préparation d’avant-saison à Aïn Draham. Belaïli a rejoint le groupe avec près de deux semaines de retard, un écart notable par rapport au reste de l’effectif. Malgré cette absence prolongée, l’entraîneur Maher Kanzari a choisi de l’aligner en finale de la Supercoupe de Tunisie face au Stade Tunisien, match au cours duquel il a inscrit le but décisif.
Peu après, la direction a décidé de lui appliquer une retenue sur salaire en guise de sanction disciplinaire, mesure que le joueur a refusée catégoriquement, considérant qu’elle portait atteinte à son statut et à son engagement.
Selon des sources proches du club, Belaïli aurait répondu aux dirigeants par une phrase directe : « Ne touchez pas à mon salaire ». Ce positionnement ferme a provoqué un échange tendu avec la direction et a même impliqué l’entraîneur, déterminé à maintenir la discipline au sein de l’effectif. Le désaccord n’est plus seulement financier, il est désormais perçu comme une question d’autorité et de principe.
Un climat tendu dans le vestiaire
Cette affaire intervient alors que l’Espérance entame une saison dense, entre championnat, coupes nationales et compétitions continentales. L’absence de Belaïli contre Gabès a inquiété une partie des supporters, qui redoutent que la situation ne s’envenime et ne perturbe l’équilibre du groupe. Le joueur reste l’une des pièces maîtresses de l’effectif, capable de faire la différence dans les matchs décisifs, ce qui rend la situation encore plus sensible.
La direction a prévu une réunion en début de semaine avec Belaïli afin de clarifier les positions et tenter de trouver un terrain d’entente. Le club souhaite conserver l’attaquant pour ses qualités techniques et son expérience, mais ne semble pas prêt à faire une exception sur la question disciplinaire. L’issue de cet échange pourrait avoir un impact immédiat sur la composition de l’effectif et sur la suite de la saison.
Un caractère difficile à gérer
Le retour de Belaïli à l’Espérance avait été perçu comme un renfort de choix pour viser les titres nationaux et continentaux. Pourtant, cet épisode illustre la complexité de gérer un joueur au caractère difficile à gérer dans un environnement où la discipline collective est présentée comme une priorité. La direction veut imposer un cadre commun à tous les joueurs, tandis que Belaïli défend une reconnaissance proportionnelle à ses performances.
Le cas Belaïli est suivi de près en Tunisie comme en Algérie. Les supporters attendent une issue rapide pour éviter que cette affaire ne perturbe la dynamique sportive. En parallèle, certains clubs pourraient voir dans cette situation une opportunité de recruter l’international algérien.
D’ici là, l’incertitude demeure. La réunion prévue avec la direction pourrait soit apaiser les tensions, soit ouvrir la voie à un départ, ce qui constituerait un tournant majeur dans la saison de l’Espérance Sportive de Tunis.